Cet outil croise des données publiques (parcelles agricoles, forêt, sols, bio), un modèle de floraison et la météo pour estimer le potentiel mellifère autour d'un point. C'est une aide à la décision indicative : elle ne remplace pas l'observation du terrain ni l'expérience de l'apiculteur.
Les parcelles agricoles proviennent du Registre Parcellaire Graphique (RPG), issu des déclarations PAC des agriculteurs, diffusé par l'IGN. Chaque parcelle porte un code culture (colza, tournesol, luzerne, lavande…).
⏳ Limite — ancienneté : le RPG est publié avec ~1 à 2 ans de retard (millésime 2024 ici). Une parcelle peut avoir changé de culture depuis, être en rotation, ou avoir été récoltée/fauchée. Les assolements annuels (colza, tournesol) sont les plus volatils.
Les peuplements forestiers et leurs essences (châtaignier, acacia/robinier, tilleul, chêne…) viennent de la BD Forêt® V2 de l'IGN. Elle distingue les essences dominantes, utile car toutes ne sont pas mellifères (le châtaignier et l'acacia le sont, le chêne très peu).
⏳ Limite : la BD Forêt date de campagnes échelonnées (années 2000–2018 selon les départements). Les coupes, dépérissements ou jeunes plantations récents n'y figurent pas.
Corine Land Cover donne une occupation du sol à large maille (garrigue, landes, prairies, zones urbaines…). Elle sert de filet de secours là où RPG et BD Forêt ne couvrent rien.
⏳ Limite : millésime 2018 et résolution grossière (unité minimale ~25 ha) : un petit bosquet ou une bande fleurie n'apparaissent pas. À considérer comme un contexte général, pas un inventaire fin.
Les parcelles certifiées bio proviennent de CartoBio (Agence Bio), à partir des déclarations PAC 2023. Un repère utile : moins de pesticides dans l'environnement de butinage.
⏳ Limite : millésime 2023, et le statut bio peut évoluer (conversion, arrêt). Le règlement (UE) 2018/848 considère aussi les surfaces naturelles (forêt, garrigue, friches) comme favorables — à combiner avec les calques Forêt et Sols. Donnée informative, sans valeur de contrôle officiel.
Les surfaces (ha) affichées sont estimées par échantillonnage en grille du disque de butinage : on teste des centaines de points et on attribue chacun à la parcelle qui le contient. C'est une approximation : plus le rayon est grand et les parcelles petites, plus l'erreur sur chaque classe augmente.
Le bouton « Cahier (PDF) » génère une carte imprimable du disque de butinage réglementaire (3 km) autour du point sélectionné : les 4 zones (bio, flore spontanée, conventionnel faible impact, conventionnel classique) en aplat de couleur, avec le réseau de routes et de bâtiments superposé en traits fins (données OpenStreetMap, récupérées en direct via l'API Overpass) pour situer le rucher dans son environnement. Les zones d'extraction/décharge (Corine Land Cover + OSM, tags sans ambiguïté) apparaissent en violet, les axes routiers majeurs (transit) sont surlignés en rouge, et les installations classées (ICPE) à proximité — la vraie référence réglementaire du risque industriel, via Géorisques — sont repérées par un triangle numéroté, avec leur nom et la nature de l'activité (ex. carrière, élevage, traitement de surface…) listés en marge. Les sites classés Seveso (danger majeur avéré : chimique, explosif) sont surlignés en rouge et distingués des autres rubriques, qui n'impliquent pas forcément de risque chimique pour les abeilles (une carrière génère de la poussière, pas un nuage de pesticide). La légende, le pourcentage de conformité et la répartition par hectare figurent en marge.
Le règlement (UE) 2018/848 (annexe II, partie II, point 1.3.1) exige que, dans un rayon de 3 km, les sources de nectar/pollen soient essentiellement bio, spontanées ou à faible impact — mais il ne précise aucune formule de calcul. Le % de conformité affiché ici se calcule sur la surface à flore (bio + spontanée + faible impact + conventionnel), en excluant le bâti, l'eau et le sol nu — c'est l'interprétation usuelle retenue par les organismes certificateurs. Problème possible : une grande zone non fleurie (ex. zone commerciale étendue) exclue du calcul peut faire paraître le % de conformité bon, alors qu'il ne reste, en surface réelle, qu'une petite zone butinable. Le PDF affiche donc en plus un taux de couverture florale = surface à flore ÷ surface totale du disque de 3 km (2827 ha), avec une alerte si ce taux descend sous 40 % — un signal à vérifier toi-même avec ton organisme certificateur, le calcul automatique ne pouvant pas trancher une zone grise du règlement.
⏳ Limite : la détection automatique se limite volontairement aux décharges/carrières (tag OSM sans ambiguïté) et aux ICPE recensées par Géorisques — un tag générique « zone industrielle » a été écarté car il couvre aussi bien une usine polluante qu'une simple zone artisanale (garage, menuiserie…). Ça ne couvre pas non plus les traitements phytosanitaires réels (aucune carte publique ne renseigne cette donnée parcelle par parcelle) ; seul le statut de culture (bio/conventionnel) est détectable à ce niveau. La récupération du réseau OSM se fait en temps réel au moment du clic — la génération peut prendre de quelques secondes à une trentaine de secondes selon la densité de la zone (un centre-bourg avec beaucoup de bâtiments est plus long qu'une zone rurale). Une barre de progression indique l'avancement pendant ce temps.
Le score combine deux choses :
Le score n'est donc pas une prévision de récolte en kg, mais un indice relatif « les conditions et la ressource sont-elles réunies maintenant ? ».
La courbe horaire applique le facteur météo heure par heure sur la journée. La prévision 7 jours recalcule, pour chaque jour, la floraison attendue (qui évolue dans la semaine) × le pic météo du jour, pour repérer la meilleure fenêtre de butinage.
⏳ Limite : la fiabilité météo décroît au-delà de 2–3 jours. Et le modèle ignore les évènements ponctuels (miellée de pucerons/miellat, orage de grêle sur les fleurs…).
Chaque plante a une période de floraison de référence. Celle-ci est décalée selon le lieu :
⏳ Limites réelles, sans observation directe : le modèle ne « voit » pas les fleurs. Il estime une probabilité de floraison à une date, mais ignore l'exposition (versant sud/nord), le type de sol, l'état hydrique, le stade exact des parcelles, ou un gel tardif qui a grillé les fleurs. Ton observation du terrain prime toujours sur l'estimation.
Si des balances connectées se trouvent à proximité (rayon de 3 km), l'outil affiche leur prise de poids réelle — la meilleure preuve qu'une miellée est en cours. Pour chaque ruche, on calcule la variation journalière de poids (comparaison soir-à-soir, toutes abeilles rentrées). Seules tes propres stations (rattachées à ton compte) sont prises en compte.
Échelle d'intensité (gain/jour de la meilleure colonie) — grille apicole pour une ruche Dadant forte :
Une Dadant forte consomme ~0,2–0,5 kg/j pour son fonctionnement (déjà déduit du gain net mesuré). Après évaporation de l'eau du nectar, 30 à 50 % du poids gagné est perdu avant l'operculation du miel — le gain de poids n'est donc pas le poids de miel récoltable.
⏳ Limite : le poids absolu dépend de la force de la colonie, de la présence ou non d'une ruche sur la balance, du nombre de hausses… On ne lit donc que la tendance, pas un rendement. Plus il y a de ruches dans le secteur, plus le consensus est solide.
Sources : RPG & BD Forêt V2 (IGN), Corine Land Cover 2018, parcelles bio CartoBio (Agence Bio), météo & archives climatiques Open-Meteo, poids des ruches : tes stations connectées.
Potentiel nectar autour de tes stations